Différence Fondamentale et littérature du réel - Blog - Ebook De Soi Même - From Self - De Sí Misma - Isabelle Rieser

Aller au contenu

Différence Fondamentale et littérature du réel

Ebook De Soi Même - From Self - De Sí Misma - Isabelle Rieser
Publié par dans Article ·
Après la marche pour le Climat le samedi 8 septembre à Rouen, le 5 janvier 2019, je suis à onze heures du matin rue Jean Lecanuet. Les gilets jaunes manifestent ...  
A midi, tout ce qui a pu être jeté à la poubelle, comme le cahier de doléances, brûle.         
D'une rue piétonne, mon attention se tourne vers une boutique de coiffeur qui fait une coupe de cheveux à  un  jeune homme. Devant sa vitrine, un  gilet jaune est en retrait.
Il y a là aussi un cycliste qui se roule une cigarette avant de remonter à vélo, seul face au grand nombre.
On reprend son souffle entre le front et la défense, qui s’organisent comme sur un terrain de football : l’attaque, le centre et la défense, avec pour hors-jeu, des ruelles adjacentes aux artères principales. Dans cette mouvance, je me sens comme sous une carapace de limule, cette sorte d’araignée de mer à multiples pattes qui avance à la manière d’une tortue. Je rejoins la sentinelle au croisé de la rue Ganterie, et lorsqu’on me rappelle de ne pas courir, je fais une pause déjeuner en centre-ville.

Puis, au bout de la rue de la République, je vois au loin en première ligne,  les personnes parées de leurs masques que j’avais remarquées dans la rue Jeanne d’Arc, de par leur banderole:
le jour d’avant l’épiphanie. Ils se font gazés par le lacrymogène. Au croisement des rues où on peut s’échapper, l’espace de protection est savamment préservé par les gilets jaunes aux brassards de sécurité, pour se dissiper par les rues perpendiculaires.
 
Autour d’un arbre sur la place de la république, en position de défense, des manifestants déjeunent, sandwich en mains. La pause n’a rien à voir avec ce que je lis sur le dos d’une personne revenue de l’attaque : « z’en peut plus ! stop ». Au moment où les sirènes de police entrent sur la place, je vois ces gilets jaunes ne pas interrompre leur déjeuner. Une mise à nu  à haut  risque, car au loin, le long des murs,  je vois la ligne de mire de la police dans laquelle je suis, et qui se rapproche à plus de 100 mètres, armée de flash ball. Je quitte les  lieux  en me rappelant le samedi précédent, les sapeurs-pompiers  au secourisme et extinction des  feux.                 
Plus tard dans la soirée,  j’aperçois, place du vieux marché, les équipes s’occuper des dégâts matériaux.

Le samedi 12 janvier, c'est au "Je" que je fais un arrêt sur image quand je lis ceci.

 





La semaine suivante, les gilets d’autres couleurs font la différence, même chez nos ancêtres les Gaulois, les bleus au secourisme, certains rouges aux revendications syndicales, quelques blancs aux libertés fondamentales, des solidaires en rose. Et quel que soit leur langage, les bribes sur la vie quotidienne  que j’entends des individus prennent la tournure de La Marseillaise, pourtant leurs différences  sont fondamentales.








Mentions légales : Isabelle Rieser - N°Siret : 499 809 259 00033 - APE : 9003B Autre création artistique - rieserisabelle@gmail.com
Retourner au contenu